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Plateforme de participation citoyenne

Justice sociale

RSA : l'argent de la fraude réinjecté dans l'insertion

En 2016, la majorité départementale décide de créer une cellule de contrôle du RSA (90M€ en 2020). Ce renforcement des contrôles est alors très critiqué par l'opposition, qui la caricature et dénonce une "chasse aux pauvres". Pourtant, il ne s'agissait pas d'une décision économique, mais d'un impératif de justice : être sûr que l'argent des Eurois sert bien à aider ceux qui en ont véritablement besoin.

Les résultats obtenus par la cellule de contrôle du RSA ont d’ailleurs éteint la polémique en démontrant que cette initiative était totalement justifiée, puisque tous les allocataires ont été contrôlés et plus de 15% ont été sanctionnés.
Entre les sommes non versées et les allocations indues récupérées, ce sont 3,2M€ qui sont revenus au Département, qui a réinjecté cet argent dans des actions d’insertion innovantes dont la création de “Job 27”, une agence dédiée à l’accompagnement vers l’emploi des allocataires du RSA.

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Stop à la fraude. En 5 ans, 2 442 allocataires ont fait l’objet d’une suspension temporaire de leur allocation (ce qui représente un taux de sanctions de 15,4 %) ; 153 plaintes ont été déposées au Parquet. 74 amendes administratives ont aussi été prononcées pour un montant total de 36,8K€. On a aussi découvert qu’une vingtaine d’allocataires du RSA avaient sur leur compte bancaire une épargne qui dépassait les 100 000 €.

“JOB 27”, l’insertion sur-mesure. Le Département a accentué ses actions pour l’insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA, en créant une cellule dédiée composée d’agents chargés de relations entreprise qui font l’interface entre les allocataires et les employeurs. En 2020, Job 27 a accompagné 639 bénéficiaires du RSA et a réussi à remettre 280 personnes à l’emploi et 50 en formation. Près de 80 entreprises sont utilisatrices de cette plateforme, dont l’essor est malheureusement entravé depuis un an par la crise sanitaire.

Le bénévolat encouragé. Une expérimentation va être bientôt menée auprès de bénéficiaires du RSA depuis plusieurs années et qui présentent un risque d’isolement et de déconnexion du monde professionnel. Dans le cadre de leur contrat d’engagements réciproques, cinq à dix heures hebdomadaires d’activité auprès d’une association ou d’une collectivité publique leur permettront de retisser les liens sociaux à travers une activité.